Située à l’entrée de la Vendée sur la route de Nantes, la commune de Bouin n’attire pas forcément les voyageurs. Sans dunes, ni plages, son littoral est bordé de digues qui ne séduisent Petite ruelle de Bouinguère les touristes en quête de sable fin. Or, si on prend le temps de flâner dans ses rues et ses venelles, on est surpris par la richesse de son patrimoine.

Le 7 Juin 567, l’île fut dévastée par un raz de marée qui fit périr l’ensemble de ses habitants. Dix ans plus tard, quelques familles reviennent s’installer en divers secteurs de l’île. Pour se protéger de l’Océan, les nouveaux colons durent monter des levées de terre, les premières protections, remplacées au fil des siècles par les digues actuelles. L’Ile de Bouin, bordée à l’ouest par l’Océan et à l’est par le bras de mer du Dain, fut rattachée au continent vers 1834 avec la construction du premier pont, en direction de Bourgneuf. Longtemps marqué par sa prospérité, grâce au commerce du sel, la commune s’est tournée vers l’ostréiculture dont c’est la principale activité depuis 50 ans.

le Pavillon et l'église

Imaginons une promenade dans les rues du bourg : La demeure du Pavillon a été construite par des marchands de sel du 16ème siècle. La légende raconte que lorsque Gilles de Rais alias Barbe Bleue venait chasser dans le pays, il logeait dans ce lieu. En passant sous le porche on s’engage dans la rue de la Cure où subsiste une maison à encorbellement du 15ème siècle. A gauche, rue du Grain d’or, la chapelle Notre Dame des Sept Douleurs, aumônerie du 15ème siècle, abrite l’actuelle Bibliothèque Municipale. Nous empruntons la pittoresque rue du Pas Marteau qui descend vers les boulevards. En passant, la propriété de la famille Pelletier évoque Sainte Euphrasie Pelletier fondatrice, en 1829, du Bon Pasteur à Angers. Elle fut canonisée en 1940 par le Pape Pie XII.

Au hasard de notre promenade, d’autres vieilles demeures se dévoilent : La Madeleine dont une plaque signale « Asile Ste Marie Madeleine pour vieillards, année 1892 », l’école maternelle qui a conservé, intact son aménagement intérieur des années 1880-1890, la Plage Bleue et le Grand Pavillon, l’hôtel du Martinet et le Bois Tenet. Tous des logis de caractère qui ne vous laisseront pas indifférents.

Trois monuments importants restent incontournables : le Grand Logis était l’hôtel qui abritait les seigneurs gouvernants. La mairie dont la partie basse de l’immeuble constituait l’ancienne geôle. Et enfin, l’église Notre Dame de Bouin, dont le clocher domine la baie de Bourgneuf du haut de ces 51 mètres.